Newsletter ATC Janvier 2026

Bonne année 2026 ! Nous vous souhaitons de beaux vols!!!

Pour ce début d’année 2026, outre notre actualité à travers ciel, nous vous proposons un article de fond qui traîte du pilotage aux arrières, un portrait d’une jeune pilote qui progresse pas à pas et quelques informations de rappel au sujet de nos stages cross, thermiques et soaring. 

Un label pour A Travers Ciel

 

À Travers Ciel obtient le label FFVL : “Première année de fonctionnement”


En cette fin d’année, nous avons travaillé à l’obtention du label FFVL, label des Écoles Françaises de Vol Libre. Ce travail nous a permis de passer en revue tout ce que nous mettons déjà en œuvre avec vous lors de nos stages, afin de donner le meilleur de nous-mêmes dans nos interactions pédagogiques.

Cette démarche, enrichissante pour notre pratique de moniteurs et validée par la commission formation de la Fédération, s’apparente à l’exercice que nous vous demandons lorsque vous analysez vos vols : expliciter ce que vous avez fait, comment et pour quelles intentions. Il s’agit, pour nous aussi, d’une véritable analyse de pratique de moniteur, mais qui a duré plusieurs jours. Nous avons alors produit un long document d’un peu moins de 20 pages.
Nous avons ainsi cherché à formaliser ce que nous mettons en place pour encadrer, avec vous, les temps de vol ainsi que les phases de briefing et de débriefing, avec le plus de cohérence pédagogique et de sens pour l’avenir de votre pratique. Ces réflexions nous ont amenés à proposer une gamme de stages plus complète que le seul stage cross.
En effet, nombre de nos clients expriment, pour eux-mêmes ou pour leur entourage (connaissances, famille), le besoin d’offres de stages premium correspondant aux débuts de la pratique, jusqu’au brevet de pilote. Nous avons donc conçu des stages visant à apprendre aux pilotes à rester en l’air lors de séances de soaring, ce subtil mélange d’appuis dynamiques et de thermique qui pose les bases du vol de durée. Ces apprentissages fondamentaux sont encore trop peu proposés comme socle de nos pratiques, alors qu’ils ouvrent largement la voie à l’exploitation des ascendances thermiques et à d’autres formes de pratique.
Nous avons ainsi revisité l’ensemble de nos méthodes, de la cave au grenier : le matériel, les principes d’apprentissage, les sites de pratique, les niveaux permettant de constituer des groupes aussi homogènes que possible, et bien d’autres aspects encore.
L’obtention de ce label nous permet également d’assurer nos stagiaires étrangers à la FFVL grâce à des titres de participation de 9 jours (la plupart d’entre vous étant déjà assurés via un club). Elle nous offre aussi la possibilité de participer plus activement à la vie fédérale, notamment en organisant des formations telles que la qualification biplace, très demandée par beaucoup d’entre vous. Enfin, ce label nous met en lien avec d’autres professionnels et nous rend éligible à des actions « Voler mieux ».
Vous pouvez retrouver nos stages de perfectionnement, accessibles après l’obtention du brevet initial, généralement validé par les stages initiations,  Perf 1 ou Perf 2 :
Stage soaring : apprendre à rester en l’air et à optimiser les conditions sur site
Stage thermique : apprendre à monter en thermique
Stage cross : apprendre les stratégies de déplacement
Ce travail a renforcé notre vision d’une activité parapente éminemment complexe, qui nécessite des apprentissages de plus en plus spécifiques dès que l’on dépasse les pratiques simples du début. Apprendre l’activité et apprendre sur soi sont les deux clés d’une pratique épanouie, sûre et durable.

Piloter aux arrières, pour avancer dans cette compétence !

Le pilotage aux arrières est à la fois un outil technique et un changement profond de perception du vol.
Souvent associé au vol accéléré ou aux ailes performantes, il peut pourtant être abordé très tôt dans la progression d’un pilote.
Cet article propose une lecture globale des arrières : pourquoi les utiliser, comment les sentir, et dans quels cadres les pratiquer en sécurité.
Il explore leur rôle complémentaire aux freins, leur lien étroit avec l’accélérateur et leur impact sur l’assiette, la stabilité et la performance.
Une large place est donnée à la sensorialité : pression dans les arrières, lecture de la sellette, vent relatif et cohésion de l’aile.
Comprendre ces signaux permet d’anticiper les fermetures plutôt que de les subir.
La dynamique du vol est abordée à travers les oscillations, l’amortissement et la recherche d’une glisse stable.
L’article insiste sur la nécessité de conjuguer les informations plutôt que de piloter sur un seul indicateur.
Ce texte ne propose pas une méthode universelle, mais une approche issue de l’expérience.
Il invite à une pratique progressive, consciente et engagée.
Les arrières y sont présentés comme un véritable outil de maturité du pilote.
Cet article est une première étape de travail pour vous présenter un balayage large des possibilités de pilotage aux arrières. Sujet vaste s’il en est, dont nous approfondirons différents aspects dans le futur.

Angéline : portrait d'une jeune pilote

Le parapentiste, si je devais en donner une définition, serait un être vivant un moment hors de l’espace-temps. Un être qui s’élance dans les airs tel un oiseau, alors qu’il ne l’est pas. Un être qui, pour atterrir au sol entier et souriant, s’offre avant tout l’écoute de soi et de son niveau de capacité.

Le parapente fait naître des personnes, car il nous oblige à nous regarder à l’intérieur. Il nous demande force et détermination, travail et discipline. Le plus grand facteur sous notre merveilleuse machine, c’est nous. La responsabilité est telle qu’il n’y a que nous aux commandes de notre vie. Face à cela, il y a l’élément air. Cet élément qui permet des vols parmi les plus majestueux. Ces vols que l’on a préparés, que l’on a rêvés. Cet élément que l’on essaie de comprendre, de sentir, de découvrir, qui ne se ressemble jamais et qui pourtant nous permet de nous sentir profondément comblés et heureux à l’atterrissage.

Ces vols que l’on a préparés, que l’on a rêvés. Cet élément que l’on essaie de comprendre, de sentir, de découvrir, qui ne se ressemble jamais et qui pourtant nous permet de nous sentir profondément comblés et heureux à l’atterrissage.

Avec l’élément air, nous jouons, nous nous amusons, nous apprenons. Cet élément qui parfois ne veut pas de nous et qui, par gratitude pour lui et pour nous, nous pousse à renoncer, à aller nous poser, parce qu’il nous donne la nausée. Les éléments air et terre seront toujours nos maîtres.

Au fur et à mesure que j’apprends, je développe des connaissances primordiales sur moi-même, sur le matériel, sur l’aérologie. Cela donne encore plus envie d’élargir cette merveilleuse boîte à outils. Il ne faut pas oublier de se renouveler, de se remettre constamment en question, d’évoluer, pour prendre confiance et s’améliorer.

Plus j’apprends, plus les possibilités s’ouvrent à moi. C’est ainsi que je suis passée d’une sellette à plateau à un cocon, parce que j’ai pris confiance et conscience que le matériel peut nous amener encore plus loin que ce que l’on espérait. Il me permet de mieux ressentir mon aile, de me tenir chaud, de m’apporter du poids. Car oui, en faisant 1m60 pour 44 kg, le décollage avec 25 km/h de vent est bien plus fastidieux. Le poids m’aide à rester maîtresse de la situation.

La pratique, la réussite et l’échec m’aident à savoir si le moment est juste pour moi. Les décollages ratés, le fait de me faire arracher par le vent, de me retrouver à des endroits et à des moments où je n’aurais pas dû être parce que l’envie de voler était plus grande que mon niveau, ou encore d’atterrir chamboulée, m’aident à affiner le moment où je peux voler en me sentant en sécurité et en apprentissage.

 

J’apprends à connaître mon aile comme j’apprends à connaître l’air. Quand j’en ai fait le tour, il est temps de me renouveler, comme pour le matériel : passer d’une sellette assise à un cocon, d’une voile A à une B qui m’accepte avec mes connaissances et mes compétences.

Petit pas par petit pas, ou plutôt petit vol par petit vol, je me construis pilote.

Je ne suis qu’une très jeune pilote : un an et demi de vol, plus d’une centaine d’heures passées en l’air, des journées entières consacrées à l’apprentissage de la théorie, à la lecture des nuages, à la confrontation avec mes doutes et mes peurs, aux remises en question, aux frustrations, au manque de confiance en moi, jusqu’au doute de ma capacité à devenir pilote.

C’est grâce à une pratique constante et régulière, à une réelle prise de conscience, aux rencontres, aux stages, et à des personnes comme Jeff et Antoine, qui sont venus me chercher tout en bas, proche du relief, prête à abandonner. Ils m’ont raccompagnée au plafond. Ils ont été ce coup de pouce qui a transformé mes doutes en détermination, en dépassement et en confiance en moi et en mon pilotage.

J’espère rester cette jeune pilote, car se sentir jeune nous oblige à apprendre, à retourner aux bases, et à tous les jeux que nous propose notre aile, comme le gonflage, qui m’aide à trouver les appuis et à devenir maîtresse de l’aile.

Tant que l’on se respecte et que l’on respecte l’élément air, je suis certaine qu’il ne peut y avoir que de merveilleux vols.

Ils ont été ce coup de pouce qui a transformé mes doutes en détermination, en dépassement et en confiance en moi et en mon pilotage.

J’espère rester cette jeune pilote, car se sentir jeune nous oblige à apprendre, à retourner aux bases, et à tous les jeux que nous propose notre aile, comme le gonflage, qui m’aide à trouver les appuis et à devenir maîtresse de l’aile.

Tant que l’on se respecte et que l’on respecte l’élément air, je suis certaine qu’il ne peut y avoir que de merveilleux vols.

Retour sur nos propositions de stages pour 2026

Pour 2026, la nouveauté, c’est le stage Soaring. Trop nombreux sont les pilotes à manquer de repères pour le vol de durée sur un site et en sécurité. Un apprentissage seul est souvent synonyme d’incident, voire d’accident traumatisants qui freine la progression et décourage de l’activité.

Stages Soaring : apprendre à rester en l'air 

Nous voulons offrir aux personnes soucieuses de leur progression en sécurité une étape essentielle de la vie de pilote : toutes les ficelles du vol de durée dans les moindres détails. Sur le site de Saint Vincent Les Forts avec Jeff ou il est facile de rester des heures en l’air. Ce stage s’adresse aux personnes qui ont un niveau de brevet initial FFVL ou qui sont spécialiste des ploufs et qui aimeraient tout connaître de comment rester longtemps en l’air. Après les traditionnels « stages perf »

Nouveaux Stages Thermique : monter mieux !

Depuis 2 ans nous proposons des stages thermiques à Saint Vincent Les Forts. Essentiellement sous la houlette de Jeff. Pour apprendre à monter et faire le plafond, s’approcher des nuages sans tomber dans les pièges de ce type de vols. Cette année 2026 verra la proposition de stages thermiques encadrés par Antoine sur le secteur de Gréolières et Gourdon. Ces stage s’adressent à des pilotes autonomes à l’atterrissage ayant plus de 50 vols.

Incontournables stages cross

Nous conservons notre offre de stages cross pour vous apprendre à voler et se déplacer, le graal pour certains d’entre vous :

  • en faisant progresser votre technique de pilotage,
  • en déjouant les pièges aérologiques,
  • en donnant de la lisibilité sur la connaissance de vous même. 

Dans une ambiance bienveillante et conviviale où apprendre est satisfaisant.

Pour redécouvrir nos stages en vidéos grâce à Sébastien Nash

Très belle année à vous !

Nous vous souhaitons 2026 rempli de beaux projets et de superbes vols, toujours plus hauts, toujours plus loin. Merci de faire partie de notre communauté !